Saint Vincent de Paul

dimanche 17 juillet 2011
par  dominique
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SAINT VINCENT DE PAUL
Apôtre de la Charité



Saint VINCENT de PAUL est l’un des Saints les plus populaires de France. Il est le symbole même de la charité chrétienne qui voit dans le visage de tout être souffrant les traits du Seigneur.
Il est né le 24 avril 1581 à Pouy (Landes), village qui a pris aujourd’hui son nom, dans une famille paysanne, de condition modeste et très chrétienne.
De bonne heure, Vincent, comme ses cinq frères et sœurs, fut employé aux travaux de la ferme et souvent il allait dans les pâturages garder les troupeaux de son père. Mais la ferveur qu’il montre à apprendre le catéchisme amène le Curé du village à conseiller à ses parents de l’envoyer à Dax, chez les Cordeliers, pour poursuivre ses études.
C’était en 1595. C’est alors que grandit en lui le désir de devenir prêtre. Encouragé par son père, qui vend une paire de bœufs pour assurer ses frais de séjour, il se rend à l’Université de Toulouse en 1597. Il est ordonné en 1600, à l’âge de 19 ans.


Tout jeune prêtre, VINCENT semble animé par le désir de rembourser, au plus tôt, les dettes contractées par son père, et aussi par lui pour assurer les frais d’études.
Son intention est de monter à Paris pour faire carrière. Une anecdote semble confirmer cet état d’esprit ; l’actuel Curé d’une petite paroisse du Sud-Ouest, disait récemment à un visiteur et avec beaucoup d’humour, qu’il était meilleur que Saint Vincent de Paul. Ce dernier, selon lui, aurait refusé sa nomination à cette paroisse qu’il n’estimait pas assez rentable sur le plan financier. Ce n’est que plus tard que VINCENT fut amené à découvrir la futilité des richesses de ce monde et les besoins immenses des pauvres de son époque. C’est alors qu’il effectua une véritable conversion. Et c’est là que se situe toute sainteté.
Les voies du Seigneur sont impénétrables, et VINCENT, à 24 ans fait une expérience qui le marquera pour la vie. Cette année-là en effet, il décide de se rendre à Marseille, pour récupérer l’argent d’un petit héritage. Pour le retour, il prend place à bord d’un navire qui devait le débarquer à Narbonne. Mais durant la traversée, son navire est capturé par un bateau corsaire turc, qui fait prisonnier l’équipage et les passagers pour les réduire en esclavage.
VINCENT et ses camarades sont conduits à Tunis et vendus sur le marché aux esclaves. VINCENT est acheté en premier lieu par un pêcheur. Mais comme il souffre du mal de mer et est souvent malade, son maître le revend rapidement comme on vend aujourd’hui une bête de somme. VINCENT a la chance d’être acheté par un vieil homme, à la fois médecin et alchimiste, qui l’intéresse à ses travaux. Malheureusement ce brave maître meurt en 1606 et ses héritiers revendent VINCENT à un cultivateur originaire de Nice et converti à l’Islam pour éviter le sort des captifs.
La foi de VINCENT, qui, chaque jour, priait la Ste Vierge, finit par émouvoir le renégat qui décide un jour de retourner en France avec son esclave. Tous deux quittent une nuit, la côte tunisienne et débarquent à Aigues-Mortes d’où ils gagnent Avignon.
L’Apostat est réintégré dans l’Eglise Catholique avant d’être admis dans un couvent à Rome. VINCENT qui l’accompagne, séjourne quelques temps dans la capitale romaine et en profite pour suivre des cours de théologie, se faisant remarquer par son intelligence, son bon sens et sa profonde piété. En 1608, on lui confie une mission confidentielle pour le Roi Henri IV. Ce dernier le nomme bientôt aumônier de la reine Marguerite de Valois.
Cette dernière charge VINCENT de visiter les malades de l’hôpital de la Charité. Durant cette période de sa vie, il a l’occasion de rencontrer de riches seigneurs et aussi des prêtres célèbres, tel le Cardinal Pierre de BERULLE, qui fut l’un des principaux artisans de la Renaissance catholique en France, au 17e siècle.
En 1612, VINCENT est nommé Curé de Clichy. Sa grande bonté, sa simplicité gagnent très vite le cœur de ses paroissiens.
En 1613, Mgr de BERULLE lui demande d’accepter le poste de précepteur des enfants de M. de GONDI, général des galères et commandant en chef des Flottes royales. Malgré ses réticences, car il préférait la compagnie des humbles à celles des puissants, VINCENT se soumet , exerce sa tâche avec une telle piété qu’il réussit même à convaincre M. de GONDI de renoncer à la pratique du duel.
A l’occasion d’un voyage sur les propriétés du général, en Picardie, VINCENT prend conscience de la misère physique et spirituelle des paysans et décide alors de se consacrer à Dieu dans les pauvres.
Il accepte donc en 1617, sa nomination comme Curé de Chatillon-les-Dombes, dans la région de Lyon ; c’est une paroisse pauvre dont la population a abandonné toute pratique religieuse.
Après avoir mis en état l’église délabrée, il commence la conquête des habitants, en organisant de belles messes et en prêchant avec émotion et simplicité. Il sert les pauvres avec diligence mais aussi avec un sens poussé de l’organisation. « La manière de donner vaut mieux que ce qu’on donne » aimait-il à répéter. – « Servez les pauvres avec respect et délicatesse ».
Mais en 1618, à la grande désolation de ses paroissiens, il est rappelé à Paris et se fait missionnaire sur les terres du comté de M. de CONTI. Il est nommé aumônier général des galères en 1619.
C’est à cette époque qu’il fait la connaissance de Saint François de Sales et qu’il devient son ami.
Tout en multipliant les actions en faveur des déshérités, des paysans et des enfants trouvés (très nombreux en ce temps) VINCENT accepte de devenir le Supérieur de la Visitation et le principal du Collège des Bons Enfants. Il s’intéresse de très près au sort des galériens, condamnant les abus et réclamant un traitement plus humain pour les malheureux condamnés.
Grâce aux dons de la famille GONDI, il crée une mission permanente auprès des paysans et dirige une équipe spécialisés dans l’apostolat rural.
C’est la Société des Prêtres de la Mission, dite des « Lazaristes », parce qu’en 1632, ils s’établiront dans le Prieuré de Saint Lazare . Parallèlement, VINCENT multiplie les retraites d’ordinants pour préparer les futurs prêtres et il participe aux conférences ecclésiastiques du mardi, contribuant ainsi au renouveau religieux en France. Pour venir au secours de tous les malheureux, il regroupe les confréries des dames de Charité, sous l’autorité de Louise de Marillac, puis avec cette dernière, en 1633, il fonde la communauté des Filles de la Charité, promise à un essor considérable et à une popularité sans égale.
Son extraordinaire activité sur le plan de la charité ne l’empêche pas d’exercer une grande influence dans le domaine religieux grâce à la compagnie du Saint Sacrement.
Les œuvres capitales se multiplient sous ses pas :
  • Charité de l’Hôtel Dieu (1634)
  • Fondation du séminaire de la mission (1637)
  • Œuvre des enfants trouvés (1638)
  • Secours à la Lorraine et Œuvre des galériens en 1639.

    En 1943, il assiste Louis XIII mourant et devient directeur de conscience de la Régente Anne d’Autriche.
    Durant la Fronde, il fait des prodiges pour alléger la misère des provinces. Saint VINCENT de PAUL meurt le 27 septembre 1660. Son dernier geste fut de baiser le crucifix, en prononçant distinctement : « CONFIDO » (J’ai confiance).
    Déclaré Bienheureux en 1724, il fut canonisé en 1737. Son corps repose actuellement à Paris, dans la Chapelle des « Lazaristes ».
    En 1885, le Pape l’a déclaré Patron de toutes les Œuvres charitables.
    Peu de Saints ont eu une vie aussi active et aussi féconde. Son inlassable activité, son génie de l’organisation, son bon sens qu’éclairait sa bonhomie gasconne, son intelligence des pauvres, sa sainteté de prêtre, l’importance et la pérennité de ses fondations font de ST VINCENT de PAUL la plus haute figure chrétienne du 17e siècle.
    Il a tout réalisé simplement, « sans enjamber sur la Providence », comme il aimait à le répéter.
    Son âme était « toute détrempée de charité chrétienne ».
    Comme disait le Saint : « DIEU EST CHARITE ». « PLUS IL Y A DE CHARITE DANS UN HOMME, PLUS DIEU Y VIT. »


    Texte de Noël L’Hour




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