A quelques encablures d’un bras de l’Aber Wrac’h, se trouve une chapelle posée sur un écrin de verdure. Il s’agit de Notre Dame du Val, appelée également Chapelle du Traon.
La chapelle actuelle date du XVIème siècle. Elle appartenait à cette époque à la famille de Kergadiou, propriétaire du manoir de Rannorgad. Ce dernier se trouve sur la hauteur à environ un kilomètre à l’est de l’édifice. Aujourd’hui, la chapelle appartient à la paroisse, suite à un don de sa dernière propriétaire, Marie-Pierre Abjean-Jollé.

Le porche donne accès à l’enclos
Histoire et armoiries
La chapelle dépendait au XVIe siècle du manoir de Ranorgat situé à environ un kilomètre à l’est de l’édifice. Branche cadette des Le Moyne de Trévigné, en Plounéour-Trez, les Le Moine de Ranorgat blasonnaient « D'(argent) au croissant accompagné de trois coquilles, à la bordure, le tout de (gueules) » On trouve ce blason à l’extérieur de la chapelle, sous la sculpture du lion du pignon sous le rampant nord et sur le calvaire au bout du croisillon, côté nord. A l’intérieur, le socle de la statue sainte Suzanne est sculpté aux mêmes armes.


Tanguy Le Moyne de Ranorgat hérite de son père Olivier en 1537. Son épouse Leveneze de Kermenou blasonnait « D'(or) à trois faces ondées d'(azur) » C’est ainsi que l’on trouve deux écussons mi-parti avec à senestre les armes ci-dessus des Le Moyne et à dextre les armes de son épouse de Kermenou : sur le calvaire au bout du croisillon côté sud et sous la sculpture du gentilhomme barbu du pignon sous le rampant sud.
Décédé sans héritier en 1560, Ranorgat passera alors à la noble maison de Kergadiou. La présentation du gouverneur de la chapellenie revenait aux seigneurs de Ranorgat en tant que fondateurs de ladite chapelie. Notons que les seigneurs de Lesmel y avaient également des prééminences. Aujourd’hui, la chapelle appartient à la paroisse, suite à un don de sa dernière propriétaire, Marie-Pierre Abjean-Jollé.
↗Les armoiries du calvaire par Marc Faujour
Le calvaire

La chapelle se situe à l’intérieur d’un enclos dans lequel s’élève un calvaire daté de 1511. Ce calvaire en kersanton mérite que l’on s’y arrête afin d’observer les détails qui le ornent. Le socle repose sur quatre degrés circulaires. Sur le premier degré est réalisé une corniche. Celle-ci, au ras de la terre, laisse supposer que le sol n’a pas toujours été à ce niveau. cette observation est étayé par le chanoine Pérennes qui, lors de la rédaction de son ouvrage : « Plouguerneau, une paroisse entre Manche et Océan » parlait de cinq degrés. Il est possible qu’un deuxième lit de pierre soit enfouie sous terre. Ce type de monument servait entre-autre, à recevoir des offrandes, le degré principal étant celui sur lequel est sculpté la corniche.
Le socle cylindrique est chanfreiné, il porte une inscription, aujourd’hui difficile à lire. Celle-ci sculptée en relief comporte le nom des sculpteurs Toinas et Ponci. « L’Atlas des Croix et Calvaires du Finistère » de Yves-Pascal Castel propose la lecture suivante : dessin d’une équerre IO : TOINAS, dessin d’un marteau : H : PONCI : L AN MIL CINQ CANS XI.
Une des hypothèses de la présence des écots qui parsèment le fût, serait qu’ils représentent les bubons de la peste. Si l’on en croit la date du socle (1511), les auteurs ne peuvent faire référence à l’épidémie de 1531-1532 encore moins à celle de 1544 à 1546 qui firent des ravages dans la population bretonne. On sait cependant que de nombreux foyers d’épidémies ont touché Quimper au XVème siècle (1412, 1472, 1480). Il est loin d’être prouvé que l’on y fasse référence. Il faut se rappeler que Toinas et Ponci sont d’origine italienne. L’Italie a été touchée de plein fouet par la peste noire au XIVème siècle avant de s’étendre à l’Europe entière. L’épidémie tuera environ 25 millions de personnes en 5 ans soit de 30% à 50% de la population européenne. A cette époque, les pratiques religieuses évoluent. Des groupes de flagellants se crééent afin d’expier les pêchés devant l’Apocalypse prochaine annoncée par la maladie. La dévotion est à son paroxisme. C’est en signe de dévouement qu’apparaissent des bubons sur les fûts supportant la croix du Christ. Aucun document n’atteste d’évènements notables sur la commune de Plouguerneau en 1511. Cette date est peut-être tout simplement celle de l’édification du calvaire.
Une seconde hypothèse est qu’il s’agit des gourmands suite à l’émondage d’un arbre.
La croix est posée sur un croisillon à moulure. Sur la gauche on y trouve la Vierge. Sur l’extrémité du bras de soutien est sculpté l’écusson de la famille Le Moyne de Ranvlouch. Sur la droite on y trouve Saint Jean et à l’extrémité du bras de soutien l’écusson des Le Moyne et Kergadiou.
Au dos de la croix est sculpté une pièta
La petite croix

La petite croix qui couronne le chevet de la chapelle (au sud) a été fixée en 1963. Cette croix appartenait à Jean-François Jézégou de Kergadavarn. Elle était posée à l’entrée d’un de ses champs au lieu dit « Ar vanell vud » (la venelle muette). C’est à force d’insistance que le chanoine Quillévéré l’obtient afin d’orner la chapelle lors de sa restauration. (cf : Croix et Calvaire de Plouguerneau – E.Guirriec)
➜Croix et calvaires de Plouguerneau
Historique de la chapelle
La construction date de la moitié du XVI siècle, avec des aménagements dès la seconde moitié de ce même siècle. Plusieurs restaurations se succèdent au XVIII siècle. La chapelle est réparée sous le rectorat de M. Rivoalen au XIX siècle. Enfin, des travaux du XXe siècle lui donnent son aspect actuel, sobre et très harmonieux.
La construction du XVIe siècle : la chapelle est pourvue de deux portes, une au sud et l’autre au nord. Cette dernière est couronnée d’un fronton Renaissance qui est daté de 1572 (peu lisible). Cette construction serait donc postérieure à l’édification du calvaire. A moins d’un bâti préexistant !
Vers 1930, Le Guennec, chercheur et bibliothécaire, considère « plus ancien le pignon à crochets du chevet ». Et il ajoute que la chapelle contient une plus ancienne statue de saint They, qui offre le millésime 1526. M. Marc Faujour (ArMoA) évoque aussi l’hypothèse du fronton rapporté après coup et conclut que « les dates induites par l’écusson mi-parti Le Moyne-Kermenou du pignon dateraient le gros-œuvre de la chapelle entre 1537 et 1560 environ ».
Les travaux du XVII siècle : côté nord, on pénètre dans ce petit enclos ouvert en passant sous un arc triomphal, où on lisait la date de 1738 sur un bloc de pierre de Kersanton encastré dans le massif de maçonnerie, avec un calice sculpté. Vingt ans plus tard, des rajouts ou restaurations continuent avec la porte de la face sud en 1757, et l’inscription : M : A : L : HAMON. C. , ainsi que les baies à plein cintre d’époque.

Architecture de la chapelle
L’architecture de la chapelle est simple. Edifice rectangulaire et d’un volume modeste, il est du type clocher-mur, avec deux chambres de cloches. Les deux arcades de chaque côté du chœur « dépassent » des murs extérieurs d’une soixantaine de centimètres, ce qui laisserait supposer autrefois l’existence d’un transept ou était-ce seulement un projet avorté ?
Erigée selon la règle ancienne, c’est-à-dire sur une veine d’eau qui traverse l’édifice depuis le fond jusqu’à l’autel, la chapelle est orientée globalement est-ouest, avec un décalage d’environ 12° selon Job an Irien qui décrit « la veine centrale orientée à 258°, est croisée par deux fois : d’abord par une veine qui passe sous l’autel et va à la fontaine, puis par une autre veine qui vient du calvaire et va au bassin ».

Perpendiculaires au maître-autel, deux beaux autels en granit s’appuient aux parois de la chapelle, recevant la lumière par les fenêtres cintrées. Cacheraient-ils deux anciens ossuaires ?
Enfin, les vitraux récents et une belle statuaire contribuent au charme de ce sanctuaire.
Les vitraux
Jusqu’au milieu du siècle dernier, il n’y avait pas de vitraux, seulement de simples fenêtres. Les vitraux actuels datent de 1964 et sont l’œuvre de J.-P. Bihan. Avec le magnifique vitrail du chevet, ils confèrent au lieu une atmosphère de recueillement et de piété.
Vitrail nord
Vitrail est
Vitrail sud
Vitrail ouest




Comme on peut le constater sur la photo de droite, prise en 1961, il n’y avait pas de vitraux dans la chapelle, de simples fenêtres.

Les statues
Outre les sculptures extérieures, la chapelle possède sept statues de différentes époques. La Vierge Marie allaitant du XVIII s. (à gauche de l’autel), saint François d’Assise (côté sud) et la Fuite en Egypte (droite de l’autel) sont en bois polychrome. Sainte Anne (côté sud) avec la Vierge et sainte Suzanne (côté nord) sont en pierre polychrome. E
Sainte Suzanne : la chevelure retenue par un bandeau, elle tient d’une main un livre ouvert, de l’autre un rouleau de parchemin. Le socle est décoré du blason des Le Moyne et porte en gothique l’inscription : S. Sussanna.
Sainte Anne : sculptée dans une niche, sainte Anne apprend à lire à sa fille debout près d’elle, toutes deux ayant une main posée sur le livre. Le haut de la niche est décoré d’une coquille de saint Jacques surmontée d’un calice sculpté.

Ste Marie
Bois polychrome
XVIIIème s.

Ste Anne
Kersanton polychrome

Ste Suzanne
Kersanton polychrome
XVIème s.

St François d’Assise
Une des plus anciennes est celle nommée saint They par Le Guennec. Il s’agit du saint abbé dans l’arcade sud (photo ci-contre), sur un socle orné d’un calice et le nom du sculpteur avec l’inscription gothique que voici « V. M. F. lezegou. p. a. faict faire icelle ymage l’an MVXXVI » (Vénérable messire François Jezégou prêtre a fait faire cette image l’an 1526).
La Fuite en Egypte (XV-XVI s.) : la Vierge en robe d’or, drapée d’un manteau bleu, assise sur un âne qui broute l’herbe, porte son Enfant (photo ci-contre). Elle est accompagnée de Joseph et d’un jeune homme portant une boite et dont seul un fragment du bras reste visible. C’est très probablement le reste d’un retable dont on peut supposer la splendeur.
En granit, le Franciscain à barbe, à genoux, regardant le ciel (arcade sud).

St They
Kersanton
XVIème s.

La fuite en Egypte
Bois polychrome
XV ou XVIème s.

Franciscain à barbe
Kersanton
XVIème s.
La fontaine
A l’est de la chapelle se trouve une fontaine à voûte profonde. Il ne lui est pas reconnue de valeur thérapeutique, et aucune légende ne circule autour de cette fontaine.

De construction relativement simple, peu de fioritures ornent l’édifice. On peut noter un fleuron de couronnement posé sur le pignon débordant arrière. L’eau de la fontaine se déverse dans un lavoir, en contre-bas. Il y avait autrefois dans la fontaine un saint abbé posé sur une tablette de pierre. Aujourd’hui remplacé par une statue de la Vierge Marie, il n’est pas possible, en l’état, de dire de qui il s’agissait, ni qui est concerné par cette fontaine de dévotion.
Ce que l’on peut dire avec certitude, c’est que des personnes viennent ici, effectuer un voeu en échange d’une pièce de monnaie. Parions que ceux-ci se réaliseront sous l’oeil bienveillant de Notre Dame.
L’eau de la fontaine, comme le chante le Cantique de Notre Dame du Val, se déverse dans deux lavoirs, « er poull-bihan hag er poull-bras » et un trou à rouir le lin (hag er poull-lin). Le ruisseau se jette 500 m plus bas dans un bras de l’Aber Wrac’h, au lieu-dit Milin an Aod.
Cantique de Notre Dame du Val
Chapel an Traon
Chapel an Traoñ …
Chapel an Dour !
Dour-eien ar feunteun
Da bareañ ar re glañv gwechall.
O vont er poull-bihan hag er poull bras
Da walc’hiñ an dilhad
Hag er poull-lin
Da aozañ d’ar gwiader
D’ober lien ha mezer
Dour ar ganol
O lakaat tro e rod ar milinoù
12 a oa amañ !
araok mont en Aber-Ac’h
e milin an aod.
Chapelle du Vallon…
Chapelle de l’Eau !
L’eau vive de la fontaine
Pour guérir les malades autrefois.
Allant dans le petit bassin et dans le grand bassin
Pour laver le linge
Et dans le rouissoir (le bassin à rouir le lin).
Pour préparer pour le tisserand
Afin de faire de la toile et du drap (étoffe)
L’eau du canal
Faisant tourner la roue des moulins
Il y en avait 12 ici !
Avant d’aller dans l’Aber-Wrac’h
Au moulin de la grève.

Au premier plan, le « poull » à lin et au fond le lavoir.
Chapelle du Notre-Dame du Val (Chapel an Traon)
Le texte ci-dessous est la description effectuée par le Chanoine Henri Pérennès dans son livre « Plouguerneau, Une paroisse entre Manche et Océan » – 1941

Dom Cyrille Le Pennec, dans la première moitié du XVIIe Siècle s’est laissé prendre au charme de cette chapelle : « Dans la paroisse de Plouguerneau, écrit-il, du costé du passage, l’on aborde la devote chappelle de Nostre Dame du Val, bastie dans un vallon ; le lieu est extrêmement pieux et agréable, proche d’un ruisseau et accommodé de gentils jardinaiges. Vous diriez voir un hermitage , tant le séjour et la demeure sont agréables !
La petite chappelle est soigneusement entretenue et dépend de la noble maison de Kergadiou (*) ».
(*) Kerdanet, Les Vies des Saints bretons, p. 516-517.
Le sanctuaire du Val qui se trouve à environ un kilomètre du bourg de Plouguerneau est du XVIe siècle : on lit en effet la date de 1572 sur la porte à fronton de la longère nord. II a été restauré au XVIIIe siècle, ainsi que l’attestent les baies à plein cintre et l’inscription accompagnée d’un calice, qui figure à la porte de la façade sud :
1757. M : A : L : HAMON. C.
Vingt ans auparavant avait été édifié l’arc-de- triomphe qui précède la chapelle du côté nord, où on lit la date de 1738 au sommet d’un bloc de kersanton encastré dans le massif de maçonnerie, avec à gauche un blason, à droite un calice.
A l’angle sud du pignon de la chapelle apparaît un écusson présenté par un gentilhomme en granit, offrant une coquille et trois fasces : ce serait, d’après M. Le Guennec, un mi-parti de Le Moyne et de Kergadiou.
Il y a trois autels dans la chapelle.
Le maître-autel en bois, qui est moderne, repose sur un large soubassement de granit. Le tabernacle qu’il porte est surmonté d’une statue de la Vierge-Mère présentant son Fils debout et mutilé. A gauche est assise dans une niche une Sainte Vierge gothique ; on voit à droite un groupe en bois sculpté de la Fuite en Egypte : la Vierge on robe d’or, drapée d’un manteau bleu, assise sur un âne qui broute l’herbe, porte son Enfant ; saint Joseph tout vieux a près de lui un gentilhomme qui porte une boîte sous le bras. Un palmier, de son feuillage, au-dessus duquel figurent deux anges, protège la Sainte Famille contre les ardeurs du soleil. Ce bas-relief très curieux est surmonté d’un petit saint Sébastien.
A l’angle de la paroi, du côté de l’Epître, dans une niche on aperçoit sainte Anne apprenant à lire à sa fille debout près d’elle : toutes deux ont une main posée sur le livre. Le haut de la niche est décoré d’une coquille de saint-Jacques surmontée d’un calice sculpté.
Perpendiculaires au maitre-autel deux beaux autels en granit s’appuient aux parois de la chapelle, ils reçoivent la lumière par des fenêtres cintrées et sont accompagnées de crédences. Celui de droite porte un franciscain à barbe, à genoux, (un capucin ?) ouvrant son manteau et découvrant sa poitrine ; il regarde le ciel et semble en extase. Au-dessus de l’autel est un animal à tête d’homme. – Faisant pendant à ce religieux, se trouve sur l’autre autel un franciscain sans barbe encapuchonné, tenant les mains sur sa poitrine (saint François d’Assise ?) (*).
(*) Ces religieux rappellent, semble-t-il, les Cordeliers de l’Ile-Vierge.
On voit encore dans la chapelle deux vieilles statues. A droite un saint abbé est soutenu par un socle orné d’un calice, et qui porte l’inscription gothique que voici :
V. M. F. Iezegou. p. a. faict faire
icelle ymage l’an MVXXVI (*)
(*) « Vénérable messire François Jezégou prêtre a fait faire cette image l’an 1526. »
A gauche une statue en pierre représente sainte Suzanne, la chevelure retenue par un bandeau, tenant d’une main un livre ouvert, de l’autre un rouleau de parchemin. Le socle de la statue porte en gothique l’inscription : S. Sussanna ; il est décoré du blason des Le Moyne : un croissant accompagné de trois coquilles.
On voit encore dans la chapelle une Vierge-Mère du XVIIe siècle portant Jésus qui tient le globe terrestre.
La chapelle, note M. de Kerdanet, fut réparée sous le rectorat de M. Rivoalen (1835-1865).
Au nord et dans le voisinage immédiat du sanctuaire de Traon se dresse un calvaire dont le socle est formé de cinq degrés circulaires. Le fût bosselé soutient un groupe en kersanton du Christ crucifié avec à l’avers une pièta. Ce calvaire est daté de 1550.
Au midi de la chapelle se blottit la fontaine de dévotion, édicule maçonné, avec une niche gothique qui abrite un saint abbé. L’eau coule dans deux lavoirs et va se jeter dans le ruisseau qui ne cesse de chanter. Rien de plus poétique.
Le pardon de N.-D. du Val est célébré le dimanche du Rosaire, par les vêpres, accompagnées d’un sermon, qui y sont chantées.
Les seigneurs de Lesmel avaient jadis des prééminences dans notre chapelle.
La présentation des gouverneurs du Traon appartint successivement aux seigneurs de Ranorgat et de Coetlogon.
Nos archives départementales possèdent sur la chapelle du Val de nombreux documents qui couvrent la période de 1609 à 1789. L’un d’eux mentionne à la date du 5 mars 1678, la collation par le chapitre de Léon, de la chapellenie de Notre-Dame du Val vacante du fait de la mort de Guillaume Autret, prêtre, à François-Paul de Kergadiou, clerc tonsuré du diocèse de Léon.
Le 22 mars eut lieu la prise de possession. En présence de son père Prigent de Kergadiou, seigneur de Tromabian et d’autres parents et amis, le nouvel élu fut intronisé par François Paul, recteur de Plouguerneau et Olivier Nuz, prêtre de Lannilis. Il assista à la messe requise pour sa prise de possession, puis observa les rubriques traditionnelles, « baisa l’autel, sonna la cloche, entra dans les maisons attachées à la dite église et dépendances du dit gouvernement ». Signent le procès-verbal : Jacquette-Angélique Le Roux, Jan Abernot prêtre, Prigent, François, Gabriel de Kergadiou, Jouen de Kerouartz, Nuz prêtre et Paul recteur…(*)
(*) Arch. Départ. 192 g 35.
D’après un texte de Marcel Castel

