Phare de Lanvaon

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Le phare de Lanvaon est né d’un constat simple. Le feu apposé sur le clocher de Plouguerneau n’offre pas de solution pérenne à l’alignement avec celui de l’île Wrac’h.

Lorsque le 15 août 1845, les services de l’état apposent une guérite en charpente sur la galerie occidentale du clocher de l’église de Plouguerneau, on pense nécessairement que la solution est trouvée. Il n’en est rien, le feu fixe blanc est souvent invisible de la côte. Plus que la distance, la tour est éloignée du petit phare rouge de plus de cinq kilomètres, c’est vraisemblablement les intempéries et le brouillard qui le rendent néfaste à la navigation.

Un nouveau projet est alors élaboré. Il est approuvé le 2 mai 1867 par décision ministérielle. Les travaux sont ordonnés le 8 janvier 1868 et c’est l’entreprise Martin de Landerneau qui se voit attribuer le marché de construction d’une tour carrée de 27 mètres de haut et de 98 marches. Cette dernière est en maçonnerie lisse avec des pierres d’angle. Les quatre côtés sont peints en blanc, la partie supérieure ouest est peinte en rouge.

L’optique mise en place le 15 novembre 1868 est un feu fixe rouge de 4ème ordre catoptrique, c’est-à-dire qu’il comprend quatre miroirs. Le premier miroir est convexe, le second concave. Les rayons de courbures sont sensiblement égaux. Le feu est alimenté par de l’huile végétale, vers 1875 on lui préfère l’huile minérale. Ce n’est qu’en 1934 qu’apparaît le pétrole mais il faut attendre 1960 pour que le feu soit électrifié. C’est deux derniers types d’alimentation sont également liés à des changements d’optique. En 1934 c’est une optique directionnelle qui est mise en place, puis en 1960 un feu scintillant blanc fait son apparition.

La focale se situe à 43 mètres au-dessus du niveau de la mer et offre une visibilité à 13,5 milles (environ 25 kilomètres). Le phare est à présent automatisé. Les visites ne sont pas autorisées. Un entretien intérieur des plus succints donne une sensation d’abandon à cette tour plus que centenaire.

L’anecdote suivante est tirée du livre : « Chronique d’hier Tome 2 La vie du Finistère 1939/1945 » de Roland Bohn, Alain Le Berre et Michel Le Bars.

C’est au cours de l’hiver 1942/43,alors que, par une nuit sombre, les parents de Charles Théréné terminent leur dîner à la lueur d’une lampe à pétrole dans leur maison au pied du phare de Lanvaon en Plouguerneau :
« Un coup de feu claque et par la fenêtre ouverte mon père distingue dans l’ombre un groupe de soldats allemands gesticulant et vociférant. Ignorant qu’il s’agit d’un phare, ils onts pour faire respecter le black-out, éteint le feu tout là-haut à coup de fusil ! »

Les gardiens du phare

Dates Noms Observations
1934 à 1945 Madame Théréné
1945 à 1961 Marianne Léon
1961 à 1991 Soizic et François Corre

Soizic Corre lors de son entretien avec l’équipe de « Plouguerneau d’hier et d’aujourd’hui »

Ecoutez l’entretien de Soizic avec l’équipe de « Plouguerneau d’hier et d’aujourd’hui » (Geneviève, Erik et Dominique) :


Soizic et François Corre en 1957 – Collection personnelle de Soizic Corre


Tableau de service de l’année 1967 du phare de Lanvaon – Collection personnelle de Soizic Corre