Croix et calvaires (2026)

Beaucoup s’y sont essayé, peu sont arrivés au bout des 130 croix et calvaires que compte le territoire plouguernéen. C’est avec beaucoup de persévérance qu’Eugène Guiriec, curé à Plouguerneau, a élaboré un inventaire exhaustif de ce patrimoine et avant lui Yves-Pascal Castel.

C’est tout naturellement que la source de ce travail est devenue le précieux « Répertoire des croix et des calvaires de Plouguerneau ». Ce répertoire a vu le jour en 1981, soit un an après l’année du patrimoine, comme le précise Eugène Guiriec: « L’année 1980, est à l’origine de ce travail qui ne voit le jour qu’un an après, et encore grâce à de nombreuses collaborations, à qui je m’empresse d’adresser un chaleureux merci. »

Le calvaire du Grouaneg

Les décennies ont passées et après le travail de cet homme passionné, Plouguerneau d’hier et d’aujourd’hui a l’ambition d’établir un nouvel état des lieux des croix et calvaires de Plouguerneau.

Il est cependant à noter que l’évolution des temps propose un autre défi. Des croix ou calvaires ont peut-être disparu à tout jamais ou ont été déplacés. Délice des temps, certaines croix sont réapparues; la croix de Kerneac’h an Traon, celle de Treiz Koz (un article lui est consacré).

Le véritable pari est de proposer un nouvel inventaire. Celui-ci ne pourra être exhaustif. Comme se plaisait à le faire remarquer Eugène Guiriec, « ce qui est vrai aujourd’hui, ne l’était pas nécessairement hier« , alors il y a cinquante ans ! Et qu’en sera-t-il dans trente ans ?…

Les croix sont classées par lieux-dits ou hameaux. Pour chacune d’entre elles, il est proposé une notice avec une photo, un point GPS et une brève explication lorsque cela est possible.
Le nom de la croix est suivi de deux références. La première, « EGU » est celle qu’Eugène Guiriec donne dans son ouvrage « Répertoire des Croix et Calvaires de Plouguerneau ». La seconde, « YPC » appartient à Yves-Pascal Castel faisant référence à son « Atlas des croix et calvaires du Finistère ».

En janvier 2026 : 128 croix apparaissent dans notre inventaire (131 pour Eugène Guiriec).

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Vous pouvez-les également les retouver sur notre carte interactive

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L’inventaire d’Eugène Guiriec a été numérisé et est désormais disponible au format pdf !

La pagination d’origine a été respectée, avec sur la page de gauche la description de la croix et sur la page lui faisant face le croquis fait par E. Guiriec et les dimensions de celle-ci.

Les photos d’origine en noir et blanc étaient malheureusement « irrécupérables » sur le document source et nous les avons remplacés par des photos plus récentes. Elles datent cependant de 2011 pour la plupart, une nouvelle campagne de photos est prévue pour cette année.

Nous avons également ajouté les coordonnées de chaque croix (à leur emplacement actuel).

Et pour les « nouvelles croix » qui ont réapparues depuis l’inventaire initial, nous avons choisi de les numéroter à partir de 901 pour ne pas perturber la séquence d’E. Guiriec.

Croix disparues

A la Révolution de 1789, beaucoup de statues ont été décapitées, beaucoup de mutilées ou mises en miettes. Quelques morceaux furent recueillis par des mains pieuses, et enfouis dans les soubassements des grandes croix… En plus des morceaux qui sont encore visibles dans les soubassements de la croix du NAOUNT (EGU 100) et de celle de KERGRATIAS (EGU 48).

Certaines croix semblent avoir disparu à tout jamais, Anteren (EGU 1), Beg ar c’hastel (EGU 8) (la stèle est toujours là), Kerezoc (EGU 41bis), Kervener (EGU 64), Kerveogant (EGU 65), Kiella (EGU 68), Perros (EGU 101bis). Peut-être sommes-nous simplement passés à côté ?

Lorsqu’en 1980, Eugène Guiriec entreprit la réalisation de son « Répertoire », il dressa également l’inventaire des croix connues et disparues : Carpont (croix en bois), Dreinoc (croix en bois), Goarivan (croix en pierre), île d’Erc’h (île des américains, deux croix en fer), Kerambars (croix en pierre), Kerdudan, Kerneac’h an Traon (cette croix a retrouvé sa place), Lienen (croix en pierre).

Vestiges de croix

la PIETA qui repose sur un socle, contre le pavillon du tourisme, près de l’église. Légèrement mutilée, on voit bien qu’elle provient d’une croix: elle s’adosse à un fût circulaire, de 0,20 m. de diamètre environ.

la statue de St JEAN L’EVANGELISTE lui fait pendant, sur le même pignon: l’apôtre est assis ; des mains, il tient un livre ouvert sur un piédestal ; à ses pieds, un aigle mutilé.

la statue de Ste MARIE-MADELEINE, dans la chapelle St-Laurent : la sainte est à genoux, un vase de parfum à son côté.

la VIERGE A L’ ENFANT de l’église du Grouanec, dans une niche basse qui devait servir autrefois de bénitier… Jusqu’à la restauration de cette église, la statue se trouvait à Kerriec, sur le socle de la croix n° 62. Elle s’encastre dans l’évidement d’un chapiteau circulaire à moulures, et elle porte 2 écus : d’un côté, un calice et les lettres « N D » ; de l’autre, les instruments de la Passion. C’était le verso d’un Christ en croix, dont il ne reste qu’un morceau de fût circulaire et un pied de crucifié… L’ensemble provient donc d’un calvaire, et probablement du calvaire même de Kerriec dont le soubassement intact reste, de nos jours, si impressionnant…

 


La Pieta

Saint Jean l’Evangéliste

Sainte Marie Madeleine

La Vierge à l’Enfant